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Le vent veut faire éclater la ville
en jetant ses
vagues et les forêts qu'il décime
contre les maisons qu'il prend pour
des rochers,
contre les fenêtres où pas un rideau ne bouge.
Un volet s'ouvre et se rabat sans cesse
comme un oiseau qui tente de voler.
Tu serres ta jupe contre tes cuisses
de peur de n'être plus qu'un blanc noyau de chair.
Les hommes encouragent le vent presque de la voix
pour que ton corps soit nu bien au-delà de son linge.
Il a
toute sa bouche sur toi et elle accède à ta peau
en un baiser qui te
porte comme un fleuve.
Tu as la force de m'appeler pour te défendre
mais les mots que tu dis ont le poids
de ceux que du fond de nos étreintes tu laisses
monter
comme des bulles de feu qui auraient traversé la
mer.
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