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Dans les trains que les gares tirent
à bout portant
sur la nuit,
dans la chambre où nous nous brûlons
au plomb fondu de
l'amour,
dans la rue où tu passais tout à l'heure
en faisant
descendre le ciel jusqu'à toi,
dans les mains qui ne peuvent déchirer
les dernières affiches du plus beau des couchants,
dans l'espace qu'on voudrait tirer à soi
pour le
contraindre à s'ancrer quelque part,
dans les paroles lancées comme des
amarres
qu'autour de nous rien ne peut retenir,
il y a toujours le même miroir où la vie regarde
sans savoir pourquoi les pas qu'elle entend décroître
sont ceux d'un être
qui n'existe plus
que par les gestes que lui permet ton amour.
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