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Pas une main ne peut venir à ton secours
au bord de la nuit qui te monte
jusqu'au cou.
Tu ne peux rien sauver, même pas ce regard
de femme pour
lequel longtemps tu as vécu.
Du monde, tu ne vois plus qu'arbres qui décroissent
Tu sens que chaque parole que tu prononces
se durcit comme une pierre en
passant la bouche.
Tu sens que l'amour était encore de la solitude
Le ciel est beau comme un front, les femmes plus
jeunes
que tout le poids d'herbe du vent dans le matin.
Il y a des enfants
joyeux qui te regardent
sans savoir que la mort existe aussi pour eux.
Après avoir tenu le monde d'un regard,
tu n'as plus droit qu'à une place dans la terre
qu'il te faudra payer, si tu veux être seul,
seul comme peuvent et doivent l'être les morts.
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