II n'y a plus d'ombre écrasée sur la terre
brûlante
comme une pierre chauffée de soleil.
Les abois sont plus sourds dans les
fermes
qui étouffent dans l'odeur accablante des foins.
L'eau traverse les cailloux trop clairs
qui
surgissent là où la clarté fait des trous.
Les sources sont plus
profondes dans les vallées
où passe une rumeur d'insectes qui
s'assoupissent.
La tête des femmes est douce comme une écume.
Le
couchant est si long que la nuit reste claire
au-dessus du ciel qui serre
le monde de près
au-dessus des hiboux qui n'osent pas bouger.
Il n'y a
pas de veilleur sur la montagne
qui monte seule à la rencontre de la
nuit.
Il n'y a plus d'éclair au creux des arbres
d'où l'ombre sort pour
couvrir la terre