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Dans le monde il n'y a
pas assez de clarté
pour faire vivre éternellement un seul nom

Pour alléger un seul homme de l’ombre
où ses pas sont enchainés jusqu’a la mort.
Il y a en moi des montagnes d'où je tombe,
brisé, rejeté comme la source d'un fleuve,
des places chaudes comme celles que le soleil
choisit sur les pierres pour s'appuyer contre la terre.
Il reste un peu de jour pour séparer les êtres
qui sont l'un à l'autre aussi inconnus
que les arbres qui vont le long des routes
à la recherche des forêts où ils perdent jusqu'à leur nom
II reste un peu de jour pour faire briller les larmes.
Les tempêtes sont hautes à toucher le ciel,
la nuit arrive sans faire tomber une feuille dans un monde
qui rassemble sans hâte ses tessons de lumière.
Au fond d'un homme, le sang jette ses filets
et les remonte vides ou parfois clairs
des quelques éclats qui atteignent le cœur
après avoir traversé la muraille d'une existence.
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