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Adossé à l'ombre comme à un contrefort,
je vois
les maisons se noyer dans les fenêtres
et la plaine recommence à faire
tourner son disque
entre les bords enfin visibles de l'horizon.
Les paysages sont figés dans la verdure,
loin des
villes que je ne peux quitter
parce que mes pas sont inscrits d'avance
dans toutes les rues où ma statue bouge.
Ton regard, trop grand pour l'espace,
fait de moi un être
à la recherche d'un chemin
qui ne va point au-delà de ton corps.
Tu es la seule chose
que je puisse tenir contre moi
et tes yeux d'amour sont uniques
comme le plus beau des couchants de mon enfance.
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