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La nuit se couche au bord des routes
comme un grand
chien très doux
et tu cherches à apaiser les étoiles
en les prenant
dans tes cils.
Les montagnes qui avancent avec l'ombre
stationnent au-dessus des arbres
à qui elles font toucher le ciel
sans qu'aucun de leurs fruits ne tombe.
Seul, le ruisseau continue à couler,
heureux enfin
d'être entendu des herbes
et de pouvoir aider la terre à tourner
à
l'intérieur du silence.
A la place où ton sommeil
devient mince comme du
verre,
un rêve s'inscrit en lettres
qui éclairent l'étendue de mon
sang.
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