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Les lampes mesurent l'étendue de la nuit
et font
briller au passage ton regard
d'un éclat qui entr'ouvre l'ombre
dans
laquelle le monde va nous enfermer.
Des bassins de clarté gisent au fond des vitres
d'où
le soleil n'a pu se retirer à temps
et la rivière qu'il parcourt dans sa
longueur
jaillit des ponts qui la serrent à la gorge.
Lorsque la nuit a tiré, Tune après l'autre,
les poignées d'alarme des visages,
la rue s'arrête de marcher entre ses berges
et je ne suis plus contre toi qu'une forme blanche.
Les lampes deviennent autant de vivants,
morts en
gardant les yeux ouverts
sur une ville où ton souffle est le seul rythme
qui convienne au silence.
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