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Le plafond devient noir
au-dessus de mes yeux pourtant ouverts
et je te devine encore dans l'ombre
qui te serre
contre moi.
Le
sang lèche une dernière fois
mes tempes de sa flamme bleue.
Il vient de quitter mes lèvres,
vissées maintenant à fond sur le silence.
Les murs qui s'épaississent dans ma mémoire
vont-ils s'écrouler sur la seule présence,
ta présence, que je veux
emporter
jusqu'au bout de ma pensée ?
Mais j'ai tant refait ton visage avec mes mains,
j'ai
tellement inscrit ton nom sur ma bouche
que je n'ai qu'à fermer les
paupières
pour qu'en moi tu prennes la place de la mort.
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