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Dans l'été qui vacille en touchant les
labours,
l'oiseau n'entend plus l'appel d'un ruisseau
avec alentour le pré veillant sur son nid.
Seul, l'espace est attentif au bruit de son vol.
Mais le bleu du ciel fond brutalement sut lui,
l'obligeant sans manière à rejoindre le sol
où sur un caillou trouant le jour et les herbes
il retrouve le poignet nu de la campagne.
Deux ou trois insectes quittent d'un trait
la terre avec, à chaque aile, presque toute la clarté
que contient la forêt, un moment entrebâillée
sur la source née d'une étoile en pleine pierre.
Un rideau fait respirer toute une maison
et, lorsque se taisent les enfants de l'école,
le silence est si grand partout qu'on se demande
si quelqu'un pourra y prendre encore la parole.
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