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De mon enfance, je revois le couchant
s'étendre sur
le plancher usé
et se replier lentement dans l'ombre
comme un épi trop
lourd de blé.
Aux quatre coins du corps,
le cœur tire sur ses liens.
J'ai peur de vivre derrière ces vitres
tant elles sont béantes et vides.
Je ne respire pas plus qu'un objet.
Où sont les chemins descendus du soleil
vers l'après-midi si large de l'été?
Au soir, on retrouvait les sources perdues.
Derrière les murs, plus vivantes en leur nudité
et
renversées parmi leurs seins, les femmes
sont les plus belles blessures
du monde
avec leur sexe, leur bouche et leurs yeux.
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