|
Au-dessus de la terre, il y a une chambre
où la
solitude et le papier peint sont éternels.
Quand je n'y suis pas, des
femmes de clarté
vont au-devant du jour ou de l'armoire
et, dès que je rentre, rejoignent mes yeux.
Gardiennes de secrets, elles revivent en moi
comme un buisson éperdu de
printemps.
Le cœur s'enfonce dans le corps
tiède de pleurs, de plantes et de sources.
La voix
n'a plus d'ombre, ni de retard
et monte comme une lame ensanglantée
de la
terre entr'ouverte par le ciel.
Une grande amertume envahit la fenêtre
qui dénude
le front avec un reste de jour
en y laissant la cicatrice des veines
et
partout le rire jaillit des bouteilles.
|