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Les
chemins tournent dans les moissons reposées
avec l'assurance des choses
qui sont éternelles.
Je foule des routes et des rues qui n'abordent
qu'au seuil de la souffrance ou de la mort.
Dans les boucles du vent et dans celles des enfants
se pose trop de soleil qui n'est pour personne
et partout il y a des
bouches qui pèsent
comme des fruits fraîchement coupés.
Je veille sous la lampe du front,
le regard aussi
grand que celui des murs
pour me refermer, le soir, avec des gestes
qui
sont ceux d'une enfance mal oubliée.
Fleuve par fleuve, le jour se répand
et n'atteint
pas le visage douloureux
qui monte, porté par des mains de sang,
jusqu'au point où se fanent mes yeux. |