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Dans tout l'été, il n'y a pas de place pour un cri
pour un peu de rosée sur le bord d'une plante,
pour un oiseau qui
sortirait d'un buisson,
pour un mot que le vent dirait aux feuilles.
Le ciel est bleu comme l'œil fixe des poupées
au
bord de paupières qu'on ne peut pas fermer
et la terre brûle d'un grand
feu calcaire
qui s'apaise au passage des moissons.
Le fond des eaux est si transparent
que le soleil
peut y prendre des cailloux
qui montent comme des yeux étonnés
au milieu
des herbes assoupies.
Les arbres se font porter par leur ombre
et se
souviennent avec émoi du couchant
qui les flatte comme de grands enfants
parce qu'ils peuvent mourir pendant la nuit.
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