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Le vent fait sauter les étoiles hors des flaques
le vent debout poursuit sans relâche la terre
qui se replie à ses pieds comme une bête,
le vent fouille les maisons et part sans rien
prendre.
Les arbres où champs et prés respirent sans fièvre
il faut leur enlever feuille par feuille
pour que l'automne puisse passer
avec ses convois blessés d'incendie.
C'est le moment où le couchant est plus vaste que la
mer
sur un soleil que l'on peut toucher du regard.
C'est le moment où la
nuit surprend les oiseaux
qui s'enfuient, encore éblouis de tout l'été.
La route soudain seule en pleine campagne
s'aperçoit
qu'il faut choisir aux carrefours
et que le monde n'a plus assez de
lumière
pour attendre les ruisseaux au passage des ponts.
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