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Dans une chambre respirent les dessous
d'une femme dont le corps est une épée pour le
jour.
Dans les étables, l'œil bleu du lait
monte jusqu'au bord des seaux pour toucher les mains.
La campagne est ouverte comme une mer docile
où
parfois les forêts se débattent comme des îles
et se demandent pourquoi
les moissons
ne les traversent pas comme une armée.
Dans l'herbe où courent les veines du vent, le
soleil
met des yeux de poupée aux têtes de rosée
et la terre s'arrête
un moment en plein champ
pour retenir les arbres au bord des ruisseaux.
La voix de l'homme n'a pas de limites dans le matin
et c'est un fleuve qui monte sans arrêt,
reliant le monde sans racines des hommes
à celui des plantes, pierres vivantes de la terre.
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