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Dans le soir, les paroles se séparent comme
des
neuves qui ne vont pas vers la même mer.
Dans le soir, le couchant n'est
plus, si près de la terre,
qu'une paupière trop lourde qui retombe.
La nuit n'entend que la flottaison des étoiles
que
le bruit d'étoffe des baisers sur les corps.
Un insecte se débat sur une
source
où le jour veille, clair encor d'un peu de ciel.
Baisers légers comme des bulles de savon,
terre
couverte d'un seul arbre d'ombre,
main de soleil qui dures sur le
couchant,
comme vous mentez à mon visage déconcerté.
Et quand je te vois, seule, sans horizon,
je traverse, sans armes ni défense,
les plantes de tendresse qui lèvent de ton corps,
immenses et douces comme des vallées.
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