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II n'y a plus dans les champs
que des chaumes ou des
pierres
d'où les moissons se retirent
reprises comme une marée.
Les chemins font des détours
pour aller d'un village
à l'autre
à l'insu des grand'routes
et des fleuves des villes.
Les feuilles mortes s'affolent
à chaque appel du
vent
et les arbres vacillent,
gagnés par le vertige.
Accroupie sur les sources,
la terre se serre sous les
collines.
Seule entre les bois, elle attend
que les plantes remontent vers
elle.
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