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De
toutes les maisons où il ne fait pas clair
les homme sortent comme d'autant de trappes
et leur tête est si morne qu'ils n'ont plus de visages
pour le monde grand ouvert sur un ciel de joie.
Aucune rue ne sait d'où
elle est partie,
aucun mort ne reconnait ses ossements,
aucun regard ne se libère de son éclat de désir,
aucun pas n'est gardé pa la poussière.
Dans les chemins, on voit les côtes de la terre
s'ouvrir comme celles d'un cheval trop pesant
qui se serait abattu àl'entrée des faubourgs
par un temps de pluie, de nuages et de boue.
La mort couche à la même place que toi dans le lit
et le drap est lourd comme s'il était de plâtre.
Le silence abat les maisons, abat les couloirs:
les portes sont là pour laisser passer les siècles.
Prends ce verre qui retient le jour sur ses bords.
Lève-le bien haut dans la nuit qui s'approche.
On n'y voit plus que la charnière d'un regard :
c'est tout ce qu'il reste de la clarté du monde.
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