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Les incendies se succèdent dans la nuit
découvrant
ce que les murs ont de hagard,
ce que le regard de l'homme a d'inutile
quand il se mesure à la hauteur du ciel.
A peine éveillé, je me trouve à un carrefour
parce que les carrefours avancent avec moi,
avancent avec celui que mon
cœur fait
pour que la mort arrive sans erreur jusqu'à lui.
Les mains sont faites pour être devant le visage
des barreaux de prison.
Ne cherche pas la rue par où tu crois fuir :
le
poids du sang est partout le même.
La mémoire est là, dressée comme une statue
à
chaque détour où je m'engage pour trouver l'oubli.
Tout brûle et le
monde se tord comme des entrailles
où le jour fait en se levant un
bruit de baiser.
Il faudra des siècles de ce moment de clarté
pour
que je sache comment peut naître la joie.
Il faudra me pencher sur ce
gouffre
d'où l'air respire à toutes les sources de l'espace
pour
sentir la fraîcheur d'un seul visage de femme.
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