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Il ne reste plus dans le monde
au pied d'un phare descendu du ciel,
au bout de quelques vagues
qui se referment comme des pages,
il ne reste plus que deux corps nus
où l'eau doit glisser comme sur des tuiles neuves
et que la terre dans sa solitude des rivages porte
comme s'ils étaient sa gorge.
L'un est terrassé par une de ses mains,
main tendue sur les départs dont on ne revient pas.
L'autre essaie de remonter de sa nudité
par une tête qui regarde la profondeur de la mer.
Mais les deux femmes ont compris
que toute la lumière vivait de leur chair
et que leurs corps ne pouvaient pas mourir
parce que surpris dans un moment de leur éternité.
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