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Pour aller d'un horizon à l'autre,
le ciel suit les mêmes routes d'eau,
pris parfois dans un arbre si haut
qu'il n'en sort qu'à la tombée de la nuit.
Il y a toujours une rose qui pourrit
appuyée contre un mur que le jour
ne parvient pas à trouer pour
y rencontrer l'ombre dont il est épris.
Si l'on colle l'oreille contre les champs,
on entend le bruit que font les racines
pour étreindre le plus de terre possible
sous les forêts d'où naît sans cesse le printemps.
Au soleil en liberté sur les campagnes,
je préfère celui auquel dans ma chambre
il m'arrive en hiver d'offrir un siège
et qui aime, à son départ, que je le raccompagne.
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