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Le soleil avant de se coucher dans les carreaux
atteint sur la table la
lame d'un couteau.
Les
autres objets sont là, autour de lui,
à attendre la lueur qui va les
faire respirer.
Le soleil se retire des champs
après avoir brisé
ses lampes dans les ruisseaux.
Pour les garder longtemps au-dessus du
monde
les immeubles se font hauts comme des falaises.
C'est l'heure où l'on marche sur la terre
comme sur une passerelle,
où sans te reconnaître tu te regardes dans les
vitrines
que rien ne peut tout à fait éteindre.
C'est l'heure où les pierres s'endorment au fond des
vallées
tranquilles comme des bateaux amarrés,
où je peux fermer les yeux jusqu'au matin
sans qu'en moi l'ombre monte autour de ton souvenir.
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