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Les
moissons font un rempart au bord des chemins
où ne vont, comme s'ils étaient seuls sur la terre,
que les habitants d'un village dont chaque mur
est un lieu de repos pour l'été venant des villes.
On ne peut y trouver une pierre de plus
qu'à l'âge fort lointain où il voyait le jour,
en se faisant un peu de place au milieu d'arbres
qui n'ont point voulu depuis reculer d'un pas.
La source fait mine de jaillir à l'instant même
où le soleil a besoin de quelques cailloux
sur lesquels il s'appuiera pour la traverser,
mais l'eau se brisera d'un coup comme une vitre.
Un peu de cendre persiste des feux qu'on allume
sous les fanes d'où doit monter un printemps
toujours aussi propre avec son herbe et ses feuilles,
capables de couvrir la surface du monde.
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