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Il
reste un insecte ou deux pour éveiller la source
qui dort avec de la poussière au coin des lèvres
et la fenêtre en s'ouvrant laisse entrer dans la chambre
un monde presque effacé par la fumée des fanes.
C'est la fin d'un été où se perd la distance,
où la terre et l'espace sont d'un seul tenant
avec peut-être entre eux un petit ruisseau
coulant depuis des siècles entre les pieds de l'homme.
L'automne essaie de garder longtemps quelques fruits
que le couchant cherche à tâtons parmi les arbres,
renversant sur eux la clarté dont ils ont besoin
pour qu'il y ait un peu de jour dans les celliers.
Les chaumes n'ont plus rien à espérer sinon
que d'autres graines germent en mars de leur usure
et la campagne sera vite un quartier mort
avec de loin en loin le ciel seul dans un arbre.
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