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Tu
as des yeux qui font le tour de la tête
comme si tu sortais du plus beau des bals.
Paupières lourdes comme des céréales,
ma bouche apaise vos craintes, vos fètes
et fond avec les racines qui puisent
au plus obscur de mon tourment
la force de m'entourer de ma nuit.
C'était un grand regard pesant
que j'obtins pour mes noces nocturnes
comme une aube battante d'insomnie.
Il est ma défense contre la mort, il est
la détresse quotidienne qui souffle de mon coeur.
Trop de sentiers tournent avec aisance
venant de moissons serrées comme la pluie.
Trop de bois vivent dans le silence
où parfois il n'y a de bruit que celui
fait par une feuille se posant sur le vent,
avant cette mort où toutes mers éteintes,
tous passages fermés, toutes tempes inertes,
nous serons quelques aveux intercalés dans le temps. |