Je suis seul derrière mes paroles,
derrière ma tête,
ombre sur le mur.
L'armoire triste brille un peu la nuit
et de ce filet
renaît le matin.
Limité par la mort, par mon regard,
je reste si longtemps à la même place
que je vois se renverser une à une les lumières
que le soir envoie au-devant de la nuit.
La solitude est haute et noire
entre les arbres qui
se retirent dans le soir.
Dois-je crier mon amour aux passantes
entourées
de leur beau regard tranquille?