Les champs se taisent de toute leur rosée.
Les fenêtres
se dévisagent durement
et il circule encore en elles de l'ombre
amassée
au fond des chambres endormies.
Le sang colle sous la peau,
chargé de la nuit des
racines
qui étreignent la terre
ou qui montent dans les songes.
La rue frappe mon pied désorienté
par les mille années
de sommeil d'une nuit
et l'on entend dans le vent qui s'élève
grincer
les chaînes de la terre.