|
Dans le village encerclé par les champs,
les
maisons penchées sur les bancs
voient venir les chars aussi hauts
qu'elles
de moissons d'où tombe, apaisé, le soleil.
La joie s'ouvre comme un fruit
et roule jusqu'à la mer
avec des arrêts dans les villes
près des ponts d'où la terre s'enfuit.
Un tas de feuilles respire doucement
au bord du
chemin que personne ne prend.
Un coup d'aile de clarté dévaste la
terre,
la peur se retire de l'espace visible.
Des fleurs sèchent sur la tapisserie,
la fraîcheur
est debout dans le couloir,
le vent sort un peu de sa vallée
et la fumée
gagne sans peine l'éternité.
|