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Quand le vent force la fenêtre
annoncé par tant
de portes, tant de forêts battantes
et que le soir passe sa tête
dans
ce qui reste, immobile et défiguré,
Quand la rue s'accroche aux lumières
en tirant à elle tout le ciel,
quand la terre n'a plus de jour pour montrer ses
routes
le long des carreaux énormes comme des caillots,
il faut dominer l'amour, le dénuder
du sang qui en fait une soif sans remède,
il faut le jeter aux bouches brûlantes de la chair
comme un vivant qui s'éveille en plein incendie,
il faut oublier les mots trop tendres
qui tremblent dans la bouche comme des feuilles
et, crispé sur la chair comme les racines autour
de la terre
il faut fermer la femme à la clarté du jour.
Dans la ville que le soir rassemble en hâte
autour
des murs, autour des lampes livides,
la pluie tombe transpercée de vent
et le monde se baisse pour entrer dans la nuit.
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