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Je
crois que les murs me dévisagent, surpris
de me sentir inaccessible, mais vivant
alors qu'est mort depuis longtemps le maçon qui
leur donna le soleil à garder dans des vitres.
Lorsque je dors, je les devine auprès de moi
en train d'élargir leur poitrine de géant
pour retenir le silence que se dispute
au même moment la moitié du genre humain.
Ils sont en mon absence maîtres de la chambre,
allant jusqu'à se dénuder devant la glace,
tirant sur le rideau mal tenu par sa tringle
pour voir de plus près les autres murs de la rue.
En face du verre abandonné sur la table,
ils ont soudain soif de toute l'eau de la terre,
titubant, débonnaire et vaine, parmi les pierres
qui n'ont pas comme eux perdu leur liberté.
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